Houx

Dans la forêt près de chez moi, je me suis arrêtée auprès du houx. C’est son grand moment l’hiver, lui qui est toujours vert quand tant d’autres se dépouillent. Avec ses petites baies très rouges, il égaye les bois et fait le bonheur des oiseaux. Pas étonnant que – associé au gui toujours vert lui aussi – il nous évoque les fêtes de fin d’année. Il y a depuis longtemps toujours été convié.

Houx

Les terres de prédilection du houx se trouvent dans les forêts mais il peut pousser aussi le long des murs et des grillages, dans les jardins voisins des bois. Il s’agit le plus souvent d’un arbuste mais il peut devenir un arbre de 1 à 20m de hauteur. Il est reconnaissable facilement, en hiver encore plus : ses feuilles qui jamais ne tombent sont épaisses, d’un vert luisant très foncé sur le dessus et piquantes à leurs bouts, surtout chez les jeunes (lorsqu’il vieillit ses feuilles s’arrondissent, sagesse de vieux houx pouvant atteindre 500 ans !).

Ses baies rouges flamboyantes – des drupes – sont issues de toutes petites fleurs blanches. Ce sont les houx femelles qui produisent ces baies. En effet, la plante est dioïque, c’est-à-dire qu’un pied est soit mâle soit femelle mais pas les deux en même temps.

Médecine du houx

Le houx a été utilisé pour ses propriétés médicinales. Les feuilles, fébrifuges, ont été indiquées pour apaiser les fortes fièvres. Elles ont été utilisées également pour aider à dégager les voies respiratoires en facilitant l’élimination des sécrétions. On les utilisait fraîches ou séchées, en infusion ou en décoction. Les racines du houx, diurétiques, étaient aussi consommées en décoction. Quant aux baies elles sont toxiques et de nos jours, la plante dans son entièreté est plutôt considérée comme telle.

Toutefois, il existe deux types de médecine où le houx est toujours convoqué et puissant dans sa proposition.

Holly, la Fleur de Bach

Holly, la Fleur de Bach issue du houx, s’adresse à celles & ceux qui ressentent de la colère, de la jalousie, qui – pour l’avoir connue peut-être – seraient enclins à la violence.
C’est une fleur pacificatrice, qui ramène au coeur, à l’amour. Elle rapproche ceux qui s’aiment, apaise les relations – notamment lors des ruptures, elle recrée les liens de confiance. C’est une fleur lumineuse qui permet, par la restauration du lien à soi, de restaurer le lien à l’autre.

Les jeunes pousses de houx

En gemmothérapie, les bourgeons et jeunes pousses de houx sont mentionnés notamment dans le traitement des troubles oculaires, tels que les conjonctivites, la cataracte ou les rhumatismes oculaires. Ils sont indiqués aussi pour améliorer l’audition par le traitement de la sclérose de l’oreille. Reprenant la théorie des signatures, certains chercheurs travaillent sur une corrélation entre le rôle protecteur des jeunes feuilles – qui piquent et repoussent les prédateurs – et de potentiels effets thérapeuthiques.

Le houx, réconfortant...

Protecteur en tout cas, c’est ainsi qu’il fût considéré. On disait que ramener du houx à la maison protégeait des mauvais esprits et souhaitait la bienvenue à ceux de la forêt. Ce qui est certain c’est qu’aujourd’hui encore, le houx d’hiver – tout lumineux de vert et rouge – apporte la gaieté. Ce n’est pas pour rien qu’il est présent sur les tables des fêtes ou dans les couronnes de plantes. Il nous rappelle que même au creux de l’hiver, il y a une présence éveillée et que peu à peu la chaleur et la lumière reviendront. Le houx est un lutin de Noël, joyeux et sage !

Ce texte a été publié initialement dans la feuille des Plantes Compagnes, « En compagnie des plantes », hiver 2024. https://www.assoplantescompagnes.fr/infolettre/

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